NR 21

ANNEXE : CONSIDERATIONS GENERALES SUR NOTRE RAISONNEMENT FORMEL TETRAVALENT

Nous basons notre système tétravalent sur la non acceptation formelle du rejet d’un terme médian et d’un terme tiers dans la dialectique. Dans ce système ce qui N’EST PAS se différencie du complémentaire de ce qui EST. Nous acceptons qu’un phénomène puisse à la fois ETRE ET NON ETRE ou NI ETRE NI NON ETRE. Il est certain que de telles distinctions ontologiques sont rarement prises en considération dans la réalité quotidienne. Elles ne sont toutefois pas inconnues de vos penseurs et vous en trouverez les premières ébauches dans la littérature platonicienne ainsi que dans les textes fondateurs de la philosophie bouddhique.

A et B étant deux ensembles de réalités ontologiques opposables dans la dialectique, ce système conduit à accepter les quatre combinaisons suivantes : X1 = {X A B}, X2 = {X A B}, X3 = {X A B}, X4 = {X A B}. Vous devez traduire ici A et B par « N’EST PAS A » et « N’EST PAS B ». Aucune des quatre formes de réalité n’est la simple complémentaire d’une autre.

Nous en donnons un exemple simple dans le schéma ci-dessous en considérant le jeu de couleurs fondamentales rouge, jaune et bleu. Jaune représente alors l’état (A) AÏOOYAA (existence vérifiable) et rouge l’état (B) AÏOOYEEDOO (irréel ; hors de tout cadre de vérification). La couleur orange est un composé de rouge et de jaune, la couleur bleue n’est composée ni de jaune ni de rouge. Dans cette logique le complémentaire de AÏOOYAA n’est pas AÏOOYEEDOO. Ainsi la proposition pour vous contradictoire « X EXISTE » et « X N’EXISTE PAS » est, suivant le contexte :

– réduite à une impasse formelle Ø : (A A) ou (B B) ;
– réduite à une réalité phénoménologique potentielle ou partiellement indéterminée (A B). Cet état AÏOOYAOU est bien résumé dans le paradoxe imaginé par votre penseur Schrödinger qui conduit à la déduction de deux états potentiels contradictoires superposés dus à la nature quantique des phénomènes mis en oeuvre dans l’expérience ;
– étendue à une existence AÏOOYA AMMIÈ (B A), invérifiable hors d’un champ de conscience individuel ou collectif. Se situent à ce niveau les processus intellectifs associés aux concepts abstraits, ou les émotions de nature empathique ou compassionnelle, que beaucoup de vos penseurs associent à des phénomènes d’origine purement biochimique et que nous externalisons partiellement aux entités transcendantes que sont l’âme individuelle (BOUAWA), la psyché collective (BOUAWEE BIAEII) et Dieu (WOA).

L’imprécision de vos expressions linguistiques m’oblige ici à expliciter qu’une forme irréelle, traduite par « N’EXISTE PAS », reste en absolu une forme d’existence dans l’AÏOODI qui regroupe chaque forme d’existence susceptible d’être envisagée par une forme de pensée quelconque du WAAM-WAAM. Notre capacité cognitive limitée ne saurait définir une forme absolue de non existence.

Nous acceptons ainsi, au cours de nos développements philosophiques ou mathématiques, l’apparition d’éléments que vous qualifieriez de contradictoires en raison de la coexistence possible de l’ETRE et du NON ETRE ou de la réfutation des deux. Ainsi, l’élaboration des solutions lors du calcul formel provoque nécessairement des branchements divergents. Chacune de ces divergences doit être explorée jusqu’à son terme de façon à confirmer ou infirmer a posteriori et par déduction logique chacune des voies engendrées par chaque IBOSZOO IOUBOO (point d’incertitude) du réseau de possibilités ainsi développé. Je vous joins à titre illustratif le schéma ci-contre, sans signification propre, comprenant deux de ces points.

Vos scientifiques se voient également confrontés à de telles classes de problèmes après un processus déductif correctement construit. Ils ne savent pas, par exemple, couper pour l’instant le point d’incertitude laissé par la théorie élaborée par votre éminent penseur Albert Einstein. Cette théorie, en effet, ne permet pas de trancher entre les trois classes de modèles cosmologiques qui restent encore admissibles pour vous : courbure négative, nulle ou positive de la structure tétradimensionnelle du WAAM. Ce stade fut inévitablement atteint sur OUMMO dans les temps anciens. Vous affirmer que la première solution est la seule qui permet d’expliquer les observations effectuées dans ce WAAM serait vous obliger à une profession de foi. Vous devez arriver à cette conclusion en écartant par des preuves indiscutables les deux autres modèles et, coupant ainsi le point d’incertitude et par là même tout doute possible, vous imprégner des propriétés fascinantes de la géométrie hyperbolique pour préciser ou redéfinir votre modèle cosmologique. Vos scientifiques doivent – et cela est sain – suivre jusqu’au bout l’intuition qui les incline à explorer en priorité l’une des branches possibles afin de développer la théorie qui découle de ce choix. Ils ne doivent pas, toutefois, élever leur cheminement de pensée en doctrine tant que le point d’incertitude subsiste en amont et que leurs travaux n’ont pas abouti à trancher définitivement la question.

Au cours du raisonnement, tout branchement aboutissant à la déduction de la valeur Ø est disqualifié et réduit (coupé) au niveau du dernier IBOSZOO IOUBOO à partir duquel il fut engendré. Un branchement engendrant un point d’incertitude déjà généré en amont est figé en attendant que le noeud générateur soit réduit par ailleurs ou que les autres branchements soient réduits ou également figés – donnant alors au problème une solution non déterministe. Le raisonnement est abouti lorsque tous les branchements aboutissent à un singleton (*) ou à une indétermination irréductible. Ainsi, le calcul formel que nous utilisons n’est pas déterministe : il sait engendrer plusieurs conclusions non incompatibles. Chaque IBOSZOO IOUBOO doit être confronté aux observations empiriques pour tenter de privilégier un branchement déductif. Certains travaux ayant pour seul but de réduire un point d’incertitude par perfectionnement du modèle prédictif occupent parfois des générations de penseurs sur OUMMO. Nous évitons toute tentative de démonstration utilisant le principe de réduction par l’absurde. Ce principe, encore fort en vigueur chez vos scientifiques, rend le raisonnement aveugle.

Nous adoptons dans tous les cas, comme vous, le principe d’identité ou d’idempotence (*) : X o X = X. La négation est remplacée par le principe de complémentarité : le résultat de la complémentation () est l’ensemble des valeurs possibles diminué de la valeur complémentée. X1/{X1,X2,X3, X4} = {X2,X3,X4}. Ainsi en logique binaire, la complémentation définit la négation classique : Vrai = Faux /{Vrai, Faux} et symétriquement Faux = Vrai/{Vrai,Faux}. De la même façon que vous introduisez les quantités discrètes 0 et 1 dans votre algèbre booléenne nous utilisons quatre valeurs logiques de base représentables dans cette symbolique par {01, 10, 01, 10}. L’exploration du graphe nodal d’un problème par le calcul formel consiste à obtenir une réduction à l’une des deux tautologies parmi {11, 00} qui valident une solution ou à l’une des deux impasses formelles parmi {11, 00} qui réfutent alors les hypothèses posées au niveau du dernier IBOSZOO IOUBOO.

Nous utilisons bien entendu dans nos raisonnements une vaste gamme d’opérateurs logiques ou causaux restrictifs qui sont nécessaires pour contraindre l’explosion combinatoire engendrée au cours du calcul formel. Les variables injectées dans le calcul sont elles-mêmes reliées par des relations contraignantes spécifiques au problème traité.

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