Sindon

ANALYSE 5

Le Sindon de Turin
(collectif – février2003)

Arguments pour l’authenticité du linceul présenté actuellement.
Extraits du site http://marcogee.free.fr/ – choix « sindon »
Arguments des lettres ummites D488, D505 et note 14 de la D792-2 qui soutiennent que le véritable linceul (Photographié le 28 mai 1898 par l’avocat italien Secundo Pia ) montrait des traces de saignements, non compatibles avec un cadavre, et a été remplacé en 1929 par une copie.

Notes

C’est un sergé de lin à chevrons en arêtes de poisson qui correspond à un tissu antique d’excellente qualité, fabriqué sur un métier à tisser à 4 pédales utilisé au Moyen-Orient dans l’antiquité. Ces métiers à tisser étaient utilisés également pour la laine et le coton. Or, on a également retrouvé des traces de coton dont les fibres sont caractéristiques d’une espèce de cotonnier du Moyen-Orient. D’autre part, on n’a pas retrouvé de traces de laine, or, dans la palestine antique une loi judaïque interdisait de mélanger les fibres animales et végétales. Le lin a été blanchi après son tissage, technique abandonnée à partir du VIIIe siècle au profit d’un blanchiment avant tissage. Cette étoffe a certainement été tissée dans la région de Sidon, à une centaine de kilomètres au nord de Jérusalem. Les dimensions du Linceul correspondent à 2 coudées juives sur 8 ( d’une valeur d’environ 54,6 centimètres, soit 109,2 x 436,8), en vigueur dans la Palestine au début de notre ère. En 1924 il est trouvé deux types de tissu obtenus à Jaffa (Palestine) et à Nantes (France). Le premier : deux pièces de 4,6 et 5,0 mètres respectivement datant la fabrication du XVIe quoiqu’en réalité nous sachions que le tissu était beaucoup plus ancien, de 1220, sous forme de sergé de type 4 avec une structure nommée par vous en  » Arête de Poisson  » de calibre très irrégulier de 10,2 pour la trame et de 3,3 pour la chaîne (le calibre est donné en Na de Grande-Bretagne).

Les valeurs sont sensiblement différentes de celles qui constituent le Sindon authentique (aujourd’hui dissimulé) dont les valeurs sont : Trame de 8,3 et chaîne 4,2 ; dans les deux cas le sens de la torsion est le même. La serge obtenue en France fut rejetée parce que les dimensions de cette pièce n’étaient pas valables, 3,7 x 2,1 mètres ne suffisent pas pour le project.

Pas d’opposition avec la thèse ummite, sauf  » le lin a été blanchi après son tissage, technique abandonnée à partir du VIII siècle. »

Validité de l’assertion ? Peut il y avoir au début du XIII siècle des pièces de lin blanchies après tissage ?

On a retrouvé à l’emplacement du nez, des genoux et des pieds, des poussières d’aragonite, du carbonate de calcium provenant du travertin, une pierre utilisée en particulier à Jérusalem. N’utilise t’on pas de travertin à Jaffa ?
Sur les 58 espèces de pollens retrouvés sur le Linceul, 44 proviennent du bassin méditerrannéen voire de Palestine, notamment, et 28 d’entre-elles ont été identifiées comme provenant d’espèces florissant au printemps entre Jérusalem et Jéricho. La présence de ces pollens,découverte par le Dr Max Frei ( décédé avant de pouvoir publier l’ensemble de ses travaux ) sera confirmée en juillet 1988 par les Dr Alan Adler, le Dr Walter McCrone ( ce dernier étant un farouche opposant à l’authenticité du Linceul ) et plus récemment par le Dr Avinoam Danin, palynologue de l’université de Jérusalem. Si la pièce de tissus provient de Jaffa, en Palestine, il n’est pas étonnant de retrouver des traces de Pollen
Les diverses expérimentations effectuées par les scientifiques du STURP dès 1978, ont démontré après un débat contradictoire avec McCrone, que l’image du Linceul n’est pas une peinture. Il y a en fait deux images superposées. La première est composée des tâches de sang et des divers liquides du corps, eau et sérum, qui ont coulé sur le Linceul qui les a absorbés. C’est une image positive brun-pâle. On a du mal à imaginer un faussaire peignant avec du sang et reproduisant parfaitement les traces d’écoulements et de coagulation. La seconde, l’image de la double silhouette, qui n’apparait pas sous les tâches de sang ( elle serait donc postérieure à la première ), est monochrome, jaune sepia. C’est une oxydation acide et déshydratante de la cellulose du lin, superficielle, qui ne touche que les fibres supérieures du tissu sur une épaisseur variant entre 20 et 40 microns. C’est une image négative, « photographique », sans aucune direction privilégiée ( aucun coup de pinceau ), tramée, tri-dimensionnelle et INDELEBILE. Cela ne correspond à aucune technique connue au moyen-âge, pas plus qu’à notre époque. Le mécanisme de formation de cette image reste une énigme ! Ce fut le docteur Vignon qui mit en garde les quelques responsables quand eut lieu la découverte grandiose ! Le sang du  » cadavre  » était  » frais  » ! En différentes occasions il y eut des expertises similaires, Yves Delage et d’autres biologistes se relayèrent pour confirmer sa thèse…./… La toile enveloppant le corps de Jésus fut imprégné de produits, dont l’aloès pour soulager ses blessures, qui sont la preuve irréfutable de l’empreinte postérieure…./…Les vapeurs ammoniacales réagissent avec l’aloètine (ne pas oublier que le OEMMIWOA ETAIT BADIGEONNE D’ALOES COMME ONGUENT CURATIF), générant une production de couleur jaune et un certain degré de viscosité qui tacha le tissu. OK pour le fait que l’image n’est pas une peinture.

Une brulure est bien une oxydation déhydratante.

A partir de 1978, des analyses furent faites sur les marques brunes apparaissant sur le Linceul aux emplacements correspondant aux stigmates de Jésus. Les résultats furent confirmés par observations au microscope, par fluorescence X, par analyses spectroscopiques et chimiques et par différents traitements optiques. Ainsi divers composants sanguins ont été trouvés, de la porphyrine ( constituant de l’hémoglobine ), de la methé-hémoglobine, de l’albumine et de la bilirubine ( substance qui se retrouve dans le sang de ceux qui ont subi des souffrances extrêmes ) et du sérum. Les traces brunes ne sont donc pas dues à des pigments colorés, pas plus qu’à du sang de boeuf, mais sont bien des tâches de sang d’un homme, présence des chromosomes X et Y, de groupe AB. A partir des lois connues de la coagulation sanguine, le contact entre le corps et le Linceul se serait produit de 2 à 3 heures après la mort et aurait dû durer entre 36 et 40 heures. Et là nous sommes confrontés à un mystère encore plus épais : comment le corps s’est-il séparé du Linceul alors qu’on ne voit aucune trace d’arrachement des fibrilles du lin et des fibrines du sang ? Ce problème nommé Impression-Retrait-Sans-Contact soulève pour les uns le mystère de la résurrection, pour les autres ce n’est qu’un argument supplémentaire pour nier l’authenticité du Linceul car, comme chacun le sait c’est définitivement impossible ! Même pour Jésus ? Ceci est très dérangeant. On obtint une empreinte de tissu qui fut réchauffée durant plusieurs mois au moyen d’une plaquette à résistance électrique. Sous la direction de Giovanni Coccioli, on prit grand soin que les tâches de sang n’imprègnent pas le tissu. Il ne fut pas possible d’obtenir un virage de couleur carmin dilué comme celui que laisse le sang liquide. On prit soin de dessiner sur les yeux deux pièces de monnaie (qui n’apparaissent pas sur l’original du sindon authentique), remplaçant ainsi les bandages.

La restauration pour perfectionner l’image dura quelques temps comme nous l’avons dit. La retouche finale utilisa la technique d’un frottement doux et le lavage d’une seule partie du drap au moyen de sueur diluée. Et aussi un lavage en d’autres zones avec des solutions à diverses concentration d’acide sulfurique dans l’eau.

Pourtant existent de graves doutes : Ainsi Langton Fox estime qu’il est impossible de séparer un seul caillot de sang d’une pièce de drap sans détériorer l’impression laissée par la liqueur sanguine.

Seul point questionnant: « la bilirubine » … Trouve t’on ce composant dans d’autres occasions ?

« Séparation sans trace d’arrachement des fibrilles du lin et des fibrines du sang… » … comme il n’y a pas eu de corps sur ce « faux sindon » selon la thèse ummite, cette question est sans objet.

A partir des années 70, plusieurs chercheurs pensaient avoir décelé des inscriptions autour du visage du Linceul. La confirmation fut apportée en 1994 par l’Institut d’Optique d’Orsay qui confirma que les lettres étaient inscrites sur la face externe du Linceul. Les paléographes qui ont étudié ces caractères antiques grecs et latins, confirment qu’ils sont antérieurs au moins au Ve siècle. Ces symboles devaient déjà être invisibles au moyen-âge puisqu’aucune description du Linceul n’en a jamais fait état. Ceci constitue un élément supplémentaire pour la mise en doute de la datation au carbone 14. A partir des symboles déchiffrés et des abréviations, on peut y lire : « Tu es condamné à mort ». « Faire ou accomplir un sacrifice ». « Jésus » « Le Nazaréen ». « Adam », Jésus était également surnommé « le nouvel Adam » « Ombre de visage ou visage à peine visible ». 2 lettres latines « SB » ??? Ces inscriptions étaient elles présentes sur le Sindon authentique? Si oui, il est possible qu’elles aient été reproduites sans que les ummites n’en aient fait mention ou n’en aient eu connaissance.
L’homme du Linceul, identifié comme étant de type sémite ou yéménite archaïque, porte une coiffure correspondant à celle des juifs de l’antiquité ayant fait le voeu du nazireat. Il est enseveli nu dans un linceul tel que cela se pratiquait avant le VIIe siècle, les mains sur le pubis tel que cela se pratiquait par exemple dans un cimetière de Qumram au début de notre ère, non lavé, en accord avec la loi juive qui stipulait 4 cas pour cette pratique : Mort par violence avec écoulement de sang. Condamné à mort pour crime religieux. Exclu de la communauté juive. Mort ou assassinat par un non juif. Ces 4 cas correspondent bien aux critères des évangiles qui relatent également l’ensevelissement dans la hâte à cause du sabbat. En outre, ne figurent pas sur le cadavre les marques de bandage correspondant à un cadavre, point qui a été  » oublié « . Ces arguments vont dans le sens ummite puisque pour eux le Sindon n’a servi qu’à transporter le corps vivant du Christ et n’était donc pas entouré de bandelettes tel que celles qui auraient dues entourer un cadavre.
Plusieurs chercheurs pensent avoir découvert un renflement au niveau des yeux qui s’expliquerait par la présence, selon la coutume juive, d’une pièce de monnaie, pour fermer les yeux du défunt. Ces marques faibles seraient dues à des leptons, frappés sous le gouvernement de Ponce-Pilate. « On prit soin de dessiner sur les yeux deux pièces de monnaie (qui n’apparaissent pas sur l’original du sindon authentique) »
Des chirurgiens ont étudié en détail le Linceul et ont pu mettre en évidence de nombreux éléments particulièrement précis sur les blessures qu’a subies l’homme du Linceul

Du front jusqu’à la nuque, de nombreuses marques correspondent aux blessures infligées par l’enfoncement d’un véritable bonnet d’épines. La paupière droite est déchirée, les joues et les sourcils sont tuméfiés, le nez a été cassé, les épaules sont meurtries par le portement de la croix et les genoux et les pieds sont éraflés.

L’homme porte les marques de 120 coups d’un flagrum romain ( fouet dont les extrémités sont lestées par un plomb ou un osselet ) selon deux directions, ce qui implique la présence de 2 bourreaux qui ont infligé un supplice romain puisque la loi juive limitait la flagellation à 40 coups

L’homme a été crucifié avec 3 clous, 1 tenait les deux pieds superposés et les 2 autres les poignets, dans l’espace de Destot qui assure une prise solide sans hémorragie et non dans la paume de la main comme sur la plupart des représentations de la crucifixion. Les clous enfoncés dans l’espace de Destot affectent le nerf médian ce qui entraîne la rétraction des pouces à l’intérieur de la paume de la main et qui explique parfaitement pourquoi sur le Linceul seuls les 4 doigts des deux mains sont visibles. La crucifixion entraînait la mort par asphixie. L’homme étant suspendu par les poignets commence à étouffer à cause de l’immobilisation des côtes gênant la respiration. Le supplicié se relève de temps en temps en prenant appui sur ses pieds cloués jusqu’à ce que la douleur soit trop forte. Le corps prend donc deux positions, l’une basse, l’autre haute et sur le Linceul les deux écoulements sanguins correspondants ont été identifiés selon des angles de 65° et 55°.

Lorsque le supplicié demeurait en vie trop longtemps, l’usage voulait qu’on lui brise les jambes pour accélérer l’asphixie. Pour le personnage du Linceul, cette mesure ne fut pas nécessaire. La mort du condamné fut vérifiée par le centurion romain en lui enfonçant son pilum dans le côté droit selon l’habitude de l’escrime romaine. La plaie sur le Linceul est bien de la dimension d’une lancea romaine.

La blessure est restée béante, preuve que c’est une blessure post-mortem. L’écoulement du sang et de l’eau de la plèvre s’est fait verticalement et s’est poursuivi alors que le corps était à l’horizontale.

D792-2: Pendant ce temps les membres du Sanhédrin œuvraient dans l’ombre. Ils gagnèrent avec de l’argent l’officier romain chargé d’exécuter le condamné.

Cette nuit-là, les deux légionnaires qui sont de garde, laissent passer trois excellents disciples et deux femmes qui secrètement récupèrent le corps presque agonisant de Jésus. Il n’a pas été possible de déterminer l’identité de ces femmes.

Seul point: « La plaie sur le Linceul est bien de la dimension d’une lancea romaine » .

Hypothèse 1: Le Centurion aurait été acheté par les disciples du Christ: Cette plaie n’était peut être pas profonde, donc pas mortelle, si le coup de lance avait été donné superficiellement à la tombée de la nuit.

Autre hypothèse: la « tache » sur la photographie de Pia est peut- être autre chose.

Une plaie post mortem ne saigne pas.

Bien qu’il soit convenu que notre science est toute-puissante, la méthode de datation au carbone 14, toute rigoureuse qu’elle soit, n’est pas une méthode infaillible. Elle a connu déjà de nombreuses défaillances Vrai, mais le Cardinal Ballestrero situe l’âge du Linceul entre 1260 et 1390 avec 95% de fiabilité, ce qui est très proche de la date ummite de fabrication de la pièce de tissus: 1220.
Ceci dit, les lettres ummites sont du 1er et du 11 novembre, c’est à dire pratiquement un mois après la déclaration de Ballestrero
En 1986, les représentants des 7 laboratoires pressentis adressent leur protocole de recherche au pape et au custode du Linceul. En 1988, après des années d’âpres négociations, le cardinal Ballestrero accepte un protocole de datation au carbone 14, très éloigné du protocle initialement prévu, avec seulement 3 laboratoires au lieu des 7 initialement proposés. Interrogées sur ce choix, les autorités compétentes répondront que c’est une question d’ordre privé.(?) Avant même que les prélèvements soient effectués, la crédibilité et la rigueur de cette étude sont mis en doute par les initiateurs du projet, les Pr Gove et Harbottle qui seront écartés, ainsi que par les 7 laboratoires qui mettent en garde les autorités écclésiastiques sur l’importance de la modification du protocole et de la réduction à 3 laboratoires seulement, risquant de conduire le projet à l’échec !…Les résultats seront pour le moins douteux…Qu’il serait préférable de ne rien faire plutôt que de procéder à une expérimentation au rabais ! L’expert en textile recommandé est également écarté.(?) Le 21 avril 1988, le Linceul est secrètement retiré de son écrin en présence du Dr Michael Tite du British Museum, coordinateur du projet, et des représentants des laboratoires de Zurich, de Tucson ( Arizona ) et d’Oxford qui pratiquent la Spectrométrie de Masse par Accélérateur ( technique adaptée pour la mesure sur les petits échantillons ). Dans une surprenante improvisation, après des heures de palabres, le professeur Riggi, du vatican, effectue les prélèvements sous contrôle vidéo mais ce dernier sera interrompu au moment où le cardinal Ballestrero et le Dr Tite placeront les échantillons dans les éprouvettes métalliques qui seront scellées de nouveau sous contrôle vidéo et remises à chacun des représentants des 3 laboratoires choisis. Le Dr Tite n’ayant pas réussi à se procurer un échantillon de tissu identique à celui du Linceul, les mesures sont faites avec 3 échantillons témoins d’une momie contemporaine de Cléopâtre, d’une tombe nubienne et d’une chape de St Louis d’Anjou. Ces 3 échantillons témoins devaient servir à la procédure en double aveugle comme le veut toute bonne recherche scientifique, mais cette méthode ne sera pas employée !???. Au lieu de cela, les échantillons sont identifiés et datés, du IIe, XIe et XIIIe siècle. En août et septembre 1988, des fuites permettent au « London Evening Standard » et au « Sunday Times » d’annoncer qu’officiellement le Linceul est un faux datant de 1350. les tests effectués à Zurich, Oxford, et Zurich (sic) au moyen de la spectrométrie de masse accélérée a donné un résultat définitif par datation du Carbone 14. On ne peut alléguer, en suivant des correspondants mal informés, que des corps étrangers de type carbonique ont modifié le résultat. Les fragments furent lavés avec soin avant la détermination et la rigueur avec laquelle fut réalisé l’examen n’offre pas le moindre doute. On ne peut non plus spéculer sur des radiations imaginaires qui auraient perturbé l’échantillon. Si c’était le cas, le radiocarbone tendrait à augmenter sa valeur et le résultat daterait le tissu d’avant Jésus. Pourquoi nier la valeur de l’avis scientifique du carbone 14 et accepter les conclusions qui vous conviennent ? On voit apparaitre, dans la procédure suivie par Ballestrero, toutes les précautions nécessaires pour pouvoir réagir à sa guise quels que soient les résultats de l’analyse.
C’est le 13 octobre 1988 que le cardinal Ballestrero tient sa conférence de presse officielle au cours de laquelle il annonce le résultat des tests situant l’âge du Linceul entre 1260 et 1390 avec 95% de fiabilité. Cette plage correspond en effet à l’apparition du Linceul en France. Le lendemain, c’est le British Museum qui organise sa confèrence de presse avec M. Tite, coordinateur du projet, E. Hall, directeur du laboratoire d’Oxford et R. Hedge. Le Dr Tite déclare : « Je crois que le radio-carbone est la seule certitude. Je crois que nous ne nous occuperons plus du Linceul. Nous n’avons plus rien à dire à son sujet. » En 1924 il est trouvé deux types de tissu obtenus à Jaffa (Palestine) et à Nantes (France). Le premier : deux pièces de 4,6 et 5,0 mètres respectivement datant la fabrication du XVIe quoiqu’en réalité nous sachions que le tissu était beaucoup plus ancien, de 1220,
Le 16 février 1989, les résultats officiels de la datation au carbone 14 du Linceul sont publiés dans la revue « Nature ». Ce rapport ne donne ni les mesures de base du C14 ni les détails des opérations mais des dates, comme s’il voulait échapper à tout contrôle et à toute contradiction. Ce qui n’a pas empêché un ingénieur italien de Milan, Ernesto Brunati, de trouver dans la relation des résultats du C14, une donnée fausse ou « falsifiée » destinée à « rendre acceptable » la mesure obtenue par le test. Contrairement au protocole prévu, les règles du double aveugle n’avaient pas été respectées. Les 3 échantillons n’ont donc finalement servi qu’au détriment de la validité de la datation. En effet, il s’avère que le niveau de signification de la mesure du Linceul est de 5% seulement, alors que pour les témoins ils sont de 30%, 50% et 90% ! La mesure n’aurait donc pas dû être validée. On apprenait le 25 mars 1989 que le laboratoire d’Oxford avait reçu une récompense d’un million de Livres pour avoir « prouvé » que le Linceul de Turin était un faux médiéval ! De plus, le Dr Tite était nommé à la direction de la nouvelle chaire scientifique d’archéologie ( récompense pour bons et loyaux services ? ). En dépit des nombreuses irrégularités, les partisans de l’authenticité, plutôt que de se lancer dans une polémique stérile qui consisterait à nier les mesures, ont cherché à comprendre ce qui aurait pu altérer celles-ci. Le prélèvement, de 1 cm sur 7 divisé en 3, a été effectué sur le côté « face », à gauche, dans une région très manipulée lors des ostensions et près d’une zone brûlée lors de l’incendie de 1532. Le biologiste russe Dimitri Kousnetzov a placé un échantillon de tissu datant de l’époque du Christ dans une enceinte close pour simuler l’incendie de 1532. Les mesures effectuées après montrent un rajeunissement entre 400 et 500 ans. L’historienne et archéologue italienne Maria Grazia Siliato a remarqué la disparité qui existait entre la densité moyenne du Linceul qui est de 23 mg/cm2 et celle des échantillons testés qui diffère selon les rapports entre 37 et 43 mg/cm2. Or le Linceul a subi des restaurations en 1534, 1694 et 1868, justement dans les zones de prélèvement qui auraient donc été renforcées par du fil plus jeune. Des chercheurs américains dont le microbiologiste Leoncio Garza-Valdes, ont mis en évidence la présence d’un vernis biogénique, sorte d’enveloppe plastique qui enserre les fibres et qui est produit par des bactéries ou des champignons comme le Lichenothélia dans le cas du Linceul. La présence de ces organismes rajeunit le tissu. Le Dr Jean-Baptiste Rinaudo, expert en médecine nucléaire à l’université de Montpellier, a émis l’hypothèse que l’image s’est imprimée à la suite d’un rayonnement de protons et de neutrons. Des expérimentations concluantes quant à l’impression de l’image ont été menées au Centre d’Etude Nucléaire de Grenoble et l’enrichissement en C14 a été confirmé à Saclay. Pour lui, cette émission nucléaire se serait produite au moment du « Flash » de la résurrection lors de la dématérialisation.
En parallèle avec ces doutes, il faut signaler la contradiction entre la datation, les inscriptions antiques mentionnées plus haut et plusieurs manuscrits décrivant le Linceul. Par exemple, le Codex Vossianus Latinus du Xe siècle ou encore le Codex de Pray antérieur à 1195 qui attestent de l’existence du Linceul avant la datation au C14. Le vrai Sindon a bien existé…c’est sans doute celui là qui était cité
L’ensemble des caractéristiques du Linceul ( négatif, tridimensionnalité, superficialité, coloration monochrome, pixellisation, déshydratation de la cellulose, non directionnalité de l’image, précisions anatomiques etc. ) font de celui-ci un objet unique et jamais reproduit. L’image du corps n’est pas le résultat d’un contact avec un corps ou un moulage, elle n’en a pas les déformations. Elle résulte d’une « radiation photographique » orthogonale, sans image des côtés. Elle apparaît sur le Linceul là où le corps était à moins de 3,5 cm, le nombre de pixels imprimés sur la toile étant inversement proportionnel à cette distance, ce qui en fait une image tri-dimensionnelle. Les pixels sont des bâtonnets d’une longueur variant entre 50 et 500 microns. Il suffit que le « masque métallique » soit lui même « orthogonal » ? (plat ou presque)
Depuis maintenant plus de 100 ans de nombreuses personnes ont tenté de reproduire le Linceul, étant entendu que ce n’est pas une peinture. Toutes ces tentatives ont échoué mais, loin d’être inutiles, elles n’ont fait que confirmer l’unicité du Linceul et l’énigme de la formation de son image. A partir de documents historiques datant de la révolution française et parlant de la destruction de la copie du Linceul dite de Besançon et de son moule, les tenants du faux ont alors pensé avoir résolu le mystère. L’image se serait formée par simple réaction thermique avec un bas-relief chauffé. Il suffirait d’enduire un bas-relief avec un colorant et d’y appliquer le linge humide en tapotant dessus ! On chauffe le bas-relief, on y applique le linge que l’on frotte, une fois sec, avec un mélange de myrrhe et d’aloès.
D’autres hypothèses ont été émises :
L’image se serait formée par la réaction de l’aloès avec les vapeurs ammoniacales dues à la fermentation de l’urée.
– L’image se serait formée après un brusque dégagement de chaleur émanant du corps.
– L’image se serait formée par la transpiration.
– L’image se serait formée à l’aide de la « Camera Obscura » : Ce procédé consiste à exposer un objet devant l’orifice d’une chambre noire dans laquelle le linge qui fait office de plaque photographique est disposé perpendiculairement. La caméra Obscura permet effectivement d’obtenir une image négative. Le linge est imprégné de nitrate d’argent ou bien de sulphate d’argent. L’orifice doit contenir une lentille bi-convexe d’au-moins 6 cm. Le Linge et le corps exposé à la lumière solaire doivent être à environs 4,5 mètres de la lentille. Les expérimentations faites montrent cependant une image directionnelle différente de celle du Linceul.
– Hypothèse de M. Rinaudo : L’image se serait formée par un bombardement de protons. Des expérimentations ont été menées qui montrent la même superficialité de l’image.
L’opération définitive de la fraude. Le traitement de la toile, comme on le sait aujourd’hui, commence à Novare (Italie) en mars 1927. On utilise une statue de fer soigneusement évidée et criblée (de trous) en forme de coquille. A l’intérieur sont disposées une série de résistances électriques régulées chacune par un rhéostat situés sur un grand panneau de marbre (extérieur) avec beaucoup d’autres manivelles (Ndt: pour rapprocher ou éloigner les résistances de la surface du linceul entourant la forme humaine de fer et reproduire les différences de roussi dues à la différence de distance du linceul au corps selon les zones ?). La statue aux dimensions d’un homme était placée en décubitus dorsal avec un circuit (? »vastago ») artificiellement refroidi par une circulation interne d’eau froide.

Nous nous plaisons à féliciter les hommes peu nombreux et mal connus qui ont deviné : le Dr Casselli, Geofferey Ashe, le révérend P. Busnelli, le Dr Rogers et surtout le Dr Vittorio Delfino Pesce qui, avant tout en 1987, signala que le saint drap avait été contrefait au moyen d’un bas relief de métal chauffé à 230°.

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